Mohamed Hedi Abidellaoui
24 Mai 2017•Mise à jour: 24 Mai 2017
AA/ Bujumbura/ Nzosaba Jean Bosco
Le parti Sahwanya-Frodebu (Front pour la démocratie au Burundi), un des principaux partis de l’opposition burundaise, a appelé Yoweri Museveni, Médiateur dans la crise burundaise, à faire preuve de plus d’énergie pour faire avancer le dialogue inclusif.
Le parti lui a demandé «d’apporter plus d’énergie et de mobilisation à l’ endroit de ses pairs de la communauté est-africaine (EAC) ainsi que le Co-Facilitateur Benjamin Mkapa, afin qu’il s’occupe beaucoup plus sérieusement de la recherche d’une issue heureuse et rapide du processus de paix burundais», peut-on lire dans un communiqué dudit parti, consulté par Anadolu.
Le même appel est lancé à l’Union Africaine et à l’Organisation des Nations unies. Le parti Frodebu demande à l’UA et à l’ONU « de sortir de leur léthargie et doubler d’efforts pour aider le peuple burundais».
Ce parti regrette que la crise burundaise n’ait pas été profondément analysée au cours du dernier sommet des chefs d’état de l’EAC, le 20 mai à Dar-Es-Salaam en Tanzanie. « En témoigne la déclaration sanctionnant ce sommet qui est tout à fait muette sur la grave situation qui prévaut au Burundi ».
Le 20 mai dernier, le 18eme Sommet des chefs d’Etat de l’EAC à demandé a l’Union européenne (UE) de lever ses sanctions contre Bujumbura. Ce qui a, du coup, irrité l’opposition.
Depuis deux ans, le Burundi est plongé dans une grave crise politique et sécuritaire, née de la décision du président, Pierre Nkurunziza de briguer un 3ème mandat présidentiel jugé « anticonstitutionnel» par l’opposition et la société civile.
Les violences déclenchées, depuis, ont déjà fait plus de 1000 morts, selon un bilan de la Ligue burundaise des droits de l’Homme (Iteka), publié le 15 avril dernier.
Plus de 400.000 personnes ont fui le pays selon le dernier rapport du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), publié le 22 mai 2017.