Lassaad Ben Ahmed
17 Janvier 2018•Mise à jour: 17 Janvier 2018
AA / Yaoundé / Peter Kum
Au moins deux civils ont été tués et une dizaine d’autres blessés, mardi dans la nuit, dans un attentat-suicide à Matakaye-Elie village camerounais situé aux environs d’Amchide près de la frontière avec le Nigéria.
Le gouverneur de la région, Midjiyawa Bakari, impute la responsabilité de cet attentat au groupe terroriste nigérian Boko Haram.
Selon lui, un kamikaze a infiltré des musulmans qui sortaient de la mosquée après la prière du soir.
«Il a pu surprendre les populations en actionnant sa charge explosive alors que les fidèles sortaient de la mosquée», a-t-il expliqué.
Alahdji Yussouf, membre du comité de vigilance d’Amchide parle d’un kamikaze masculin en provenance du Nigéria, ajoutant que «nous ne savons pas comment il a réussi à déjouer la vigilance des comités de vigilance pour s’infiltrer dans la ville».
Pour le commandant du Secteur 1 de la Force mixte multinationale, le général de brigade Bouba Dobekréo, il faut rester vigilant.
«Les gens ont tendance à penser qu’avec Boko Haram, la page est tournée. Non! Ils observent les faits, les mouvements et gestes des populations au quotidien pour trouver des failles et frapper pour faire un maximum de victimes», relève le général.
Les villages camerounais qui se trouvent dans l’extrême nord du pays, tout proche de la frontière avec le Nigeria, font régulièrement face à des attentats du groupe islamiste Boko Haram.
Plus d’une quinzaine de personnes ont trouvé la mort depuis le début de l’année.