Mohamed Hedi Abidellaoui
08 Juillet 2017•Mise à jour: 09 Juillet 2017
AA/ Extrême-Nord (Cameroun)/ Peter Kum
Les soldats camerounais de la Force mixte multinationale (FMM) pour la lutte contre Boko Haram ont déjoué, samedi, des attentats-suicides dans l’Extrême-Nord du Cameroun, selon des sources administratives et militaires.
Le Préfet du département du Mayo Sava, Babila Akaou, a indiqué à la presse que « deux kamikazes, présumés membres de Boko Haram, ont été abattus par l'armée dans la nuit de vendredi à samedi », alors qu'ils tentaient de s'infiltrer dans la localité camerounaise de Kolofata, située près de la frontière entre le Cameroun et le Nigeria.
« Les ceintures explosives que portaient les kamikazes ont été retirées et les bombes désamorcées par une équipe de démineurs », a précisé, dans une déclaration à Anadolu, le Commandant du secteur 1 de la FMM, le Général Bouba Dobekréo.
L’identité des kamikazes n’a pas été dévoilée, mais les forces camerounaises indiquent qu’ils seraient de nationalité nigériane. "Les membres du comité de vigilance les auraient vus en train de traverser la frontière entre le Nigéria et le Cameroun", ont-elles justifié.
Les kamikazes abattus planifieraient des attentats-suicides à Kolofata ce samedi, selon la préfecture du département du Mayo Sava, relevant de l'Extrême-Nord.
Regroupés à Yaoundé cette semaine, les pays membres du Bassin du Lac Tchad et le Bénin ont indiqué qu’ils redoutaient une résurgence de Boko Haram, vu que depuis mai dernier le groupe terroriste multiplie les attaques au Cameroun, au Niger et au Nigéria.
Le commandant sortant de la FMM, le Général nigérian, Lamidi O. Adeosun, a affirmé la semaine dernière : «La guerre contre Boko Haram se poursuit, nous ne devons pas nous fatiguer».
Le groupe armé nigérian a, par ailleurs, multiplié les attaques, ces dernières semaines, dans l'Extrême-Nord du Cameroun et dans la région du lac Tchad. Plus d’une vingtaine d’attentats y ont été enregistrés entre mai et début juillet 2017, selon le ministère de la Défense.
Bien que fragilisé par les frappes de la FMM ainsi que par les dissidences internes, le groupe armé nigérian conserve une importante capacité de nuisance dans la région du lac Tchad que partagent le Cameroun, le Niger, le Nigéria et le Tchad.
La FMM est composée de plus de 10 mille hommes issus desdits pays.