Mourad Belhaj
10 Juillet 2020•Mise à jour: 10 Juillet 2020
AA / Walid Abdallah
"Le pétrole est un bien public, et il ne devrait pas faire l’objet de chantages politiques ou de rivalités sectaires", a déclaré vendredi le ministre libyen de l'Intérieur Fathi Bachagha.
"Le pétrole appartient à tous les Libyens, et ses revenus doivent être gérés de manière transparente, partagés équitablement entre toutes les régions, et ne pas faire l’objet de chantages politiques ou de rivalités sectaires ", a déclaré Bachagha
Et de poursuivre : "Nous nous félicitons de l'annonce de la levée des conditions ayant mené à l’interruption de toutes les exportations de pétrole pour cas de force majeure et nous remercions toutes les parties qui y ont contribué".
La compagnie nationale libyenne du Pétrole (NOC) a levé, vendredi, les conditions de force majeure sur toutes les exportations de pétrole, mais a déclaré que les problèmes techniques causés par l'arrêt de l'exploitation empêcheraient la reprise de la production à un niveau élevé.
La NOC a indiqué dans un communiqué publié sur sa page Facebook que "le pétrolier ‘Kriti Bastion’ sera le premier navire à charger depuis le port pétrolier d’Es-Sedra (Nord)".
"L'augmentation de la production prendra un certain temps, en raison des dommages considérables subis par les réservoirs et les infrastructures à cause du blocage illégal imposé le 17 janvier", a déclaré la NOC dans un communiqué.
Des fidèles de Khalifa Haftar avaient fermé le port de Zouitina (Est), le 17 janvier dernier, affirmant que les revenus de la vente de pétrole profitaient au gouvernement libyen, internationalement reconnu.
Ils ont également fermé d'autres ports et champs pétrolifères, ce qui a conduit la NOC à interrompre les exportations pour cas de "force majeure".
Selon les dernières estimations de la National Oil Corporation, la baisse de la production pétrolière a coûté à la Libye environ 6,5 milliards de dollars.
Selon des données de la NOC, corroborées par l'Organisation des pays exportateurs de pétrole "OPEP", la production journalière de pétrole de la Libye, avant la fermeture des champs et des ports, était de 1,22 million de barils par jour, contre moins de 90 000 actuellement.
*Traduit de l’Arabe par Mourad Belhaj