Lassaad Ben Ahmed
22 Octobre 2017•Mise à jour: 23 Octobre 2017
AA/Bamako / Moussa Bolly
Quinze diplomates représentant les membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont visité, dimanche, le centre de commandement de la Force G5 Sahel à Sévaré (région de Mopti, centre du Mali).
Ils se sont entretenus avec le commandant en chef de la Force, le général de division Didier Dacko et suivi de près l’état d’avancement de l’opérationnalisation des forces.
«Nous sommes là, à la fois, pour soutenir les efforts qui sont faits par le Mali et, plus largement, par les cinq membres du G5 Sahel, pour créer cette force essentielle dans la lutte contre les mouvements terroristes dans la région.», a déclaré, lors d’une conférence de prese, l’Ambassadeur de la France au Conseil de sécurité, François Delattre qui conduit la délégation.
Il a également affirmé que le but de la mission consiste à «évaluer l’état de cette menace, l’état aussi de la constitution de cette force, qui est un atout pour les africains dans cette lutte qui ne connait pas de frontières».
«Les conditions pour aller de l’avant me paraissent aujourd’hui sensiblement plus favorables qu’elles ne l’étaient il y a quelques semaines encore. Je ne veux pas parler à leur place, mais j’ai senti de la part de l’ensemble de mes collègues du Conseil de sécurité un esprit très positif», a ajouté M. Delattre.
Ainsi, a-t-il poursuivi, tout le monde est conscient de la nécessité de soutenir cette force militaire du G5 Sahel.
«Ce soutien est essentiel pour donner à cette force les moyens d’agir efficacement, en lui permettant de bénéficier de ressources durables et prévisibles, mais également de compter sur un appui logistique directement sur le terrain. Et les Nations-Unies ont un rôle clé à jouer à cet égard, nous en sommes convaincus,», a indiqué M. François Delattre.
Les membres du Conseil de sécurité, ont également pu se rendre compte des conditions de travail du personnel civil, militaire et de la police de la Mission des Nations-Unies pour la sécurisation du Mali (Minusma) ainsi que de la mise en œuvre de leur mandat sur place.
La 5e région administrative du Mali est confrontée, ces dernières années, à de graves problèmes sécuritaires, les diplomates ont rencontré le gouverneur de la région, avec qui, ils ont fait le point de la situation et l’apport de la Mission onusienne dans le cadre de son appui aux autorités sur place.
La délégation a, également, eu des échanges avec la société civile locale, notamment à propos de l’évolution de la situation depuis le dernier passage d’une délégation du Conseil en mars 2016.
Après quatre jours au Mali (19-22 octobre 2017), les membres du Conseil ont pris la direction du Burkina Faso.
A Ouagadougou, ils doivent s’entretenir avec le président Rock Marc Christian Kaboré et rendre hommage aux victimes de l’attentat survenu dans la nuit du 13 au 14 août dernier, dans un café-restaurant de la capitale burkinabée et dont le bilan était de 30 morts et plusieurs blessés.
Après cette dernière étape, la délégation des membres du Conseil de Sécurité de l’ONU quittera la région du Sahel pour à New-York.
Il est à rappeler que force G5 Sahel concerne cinq pays africains, à savoir, le Mali, le Tchad, le Niger, la Mauritanie et le Burkina Faso.
Cette force a été constituée, sur initiative de la France, par la résolution 2374 du Conseil de sécurité de l’ONU. Elle a pour mission de lutter contre le terrorisme et le crime organisé dans les pays concernés.
Cette mission est cofinancée par l’Onu, l’Union européenne et la France.