Mohamed Safwene Grira
10 Janvier 2017•Mise à jour: 11 Janvier 2017
AA/ Bujumbura/ Yvan Rukundo
Quelques milliers de Burundais ont assisté, mardi à Bujumbura, aux obsèques du ministre de l’Environnement Emmanuel Niyonkuru, assassiné le jour de l'an, a constaté le correspondant d'Anadolu.
Le président de la République, Pierre Nkurunziza, ainsi que ses deux vice-présidents, le président de l'Assemblée nationale et de nombreux ministres ont pris part à la cérémonie qui s'est tenue à la cathédrale Regina Mundi de Bujumbura.
Le gouverneur et le président de l'Assemblée provinciale de la province congolaise du Sud-Kivu, frontalière avec le Burundi, ont également été présents à la cérémonie.
Lors de son homélie, le prélat Mgr Anatole Rugerinyange a demandé, aux Burundais de renoncer aux tueries et de privilégier l'amour du prochain. Il a adressé un appel particulier aux assassins du ministre afin qu'il retrouvent "le droit chemin".
Le corps du ministre assassiné a été ensuite acheminé en direction du cimetière de Mpanda, situé à une dizaine de kilomètres à l'ouest de Bujumbura.
Assassiné le 1er janvier par le tir d'un inconnu, Emmanuel Niyonkuru est le premier membre du gouvernement tué dans ce pays qui a connu des assassinats politiques depuis avril 2015, date de dépôt de la candidature de Pierre Nkurunziza à un troisième mandat controversé.
"Six présumés auteurs" ont été jusque-là arrêtées, d'après le parquet de Bujumbura, alors que le mobile "politique" du crime ne fait pas l'objet de certitude.
La réélection « anticonstitutionnelle » de Nkurunziza à la tête du Burundi a plongé le pays dans une crise politique et sécuritaire émaillée de violences. Ces violences ont fait plus de 1000 morts et poussé plus de 300 mille personnes à quitter le pays, selon un récent rapport de la Fédération internationale des droits de l’Homme (Fidh).