AA/Desk/Fethi Djebali
Un an après la plongée de la République centrafricaine dans une crise d’une extrême violence, deux enfants du pays sur cinq qui sont privés d’une aide humanitaire indispensable, a indiqué l’Unicef, jeudi, dans un communiqué.
À cause du manque critique de financement et des conditions d’insécurité générale – barrages sur les routes, actes de pillage et attaques contre les agents humanitaires –les enfants que l’UNICEF comptait aider cette année se retrouvent sans accès aux services essentiels, pour la santé, l'eau, l'éducation et la protection, a dit l’organisation.
« Les enfants de la République centrafricaine ne font plus les gros titres de l’actualité mais plus de 2,5 millions d'entre eux continuent de vivre dans une peur constante », a déclaré Manuel Fontaine, Directeur régional de l'UNICEF pour l'Afrique de l’Ouest et centrale. « Leur accès aux services essentiels est très limité et ils dépendent entièrement de l'aide humanitaire.
Selon l’Unicef, 620 000 personnes n’ont pu recevoir ni des soins de santé de base ni des médicaments, 250 000 personnes n’ont pu accéder à des sources améliorées d'eau et 33 000 enfants n’ont pu être vaccinés contre la rougeole.
La Centrafrique vient à peine de sortir de plus d'une année de violences intercommunautaires qui ont plongé le pays dans le chaos.