Wejden Jlassi
09 Décembre 2020•Mise à jour: 09 Décembre 2020
AA/Ankara
Le parlement australien a entamé, mercredi, une enquête sur les menaces croissantes de l'extrême droite et autres forces extrémistes présentes dans le pays.
Dans un communiqué rendu public sur son site officiel, la Commission parlementaire mixte des Services du renseignement australien et la Direction de la sécurité, a confirmé l’ouverture d’une enquête sur la manière de lutter contre la violence extrémiste.
De son côté, le ministre australien de l'Intérieur Peter Dutton, a renvoyé l'enquête dans cette affaire à la commission parlementaire susmentionnée, à la suite de la pression faite sur le gouvernement par le parti travailliste. L'enquête devrait être terminée d'ici avril 2021.
La Commission parlementaire, en fonction de ses attributions, procèdera à l'examen de la nature et de l'étendue de la menace que représentent les suprémacistes blancs et les autres forces extrémistes présentes dans le pays. La Commission œuvrera également à la localisation des zones géographiques dans lesquelles ces personnes sont actives et leurs relations avec les organisations extrémistes internationales.
Il convient de noter que cette démarche a été entreprise après que la Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern s'est excusée pour les échecs sécuritaires qui ont précédé les attaques terroristes de Christchurch.
Mardi, la commission royale (instance dotée des pouvoirs d’investigation) a rendu un rapport sur l'attaque la plus mortelle en Nouvelle-Zélande. Le document relève des failles de sécurité intérieure, mais conclut que le drame ne pouvait être empêché, faute d’informations sur l’assaillant.
Les attentats de Christchurch sont une série d'attaques terroristes d'extrême droite commise le 15 mars 2019 par Brenton Tarrant, un suprémaciste blanc, contre deux mosquées de la ville de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, et qui font 51 morts et 49 blessés.
*Traduit de l'arabe par Wejden Jlassi