Majdi Ismail
26 Octobre 2022•Mise à jour: 28 Octobre 2022
AA / Montréal / Hatem Kattou
Au moins deux Canadiennes et des membres de leur famille, ont quitté un camp de détention en Syrie où se trouvaient des éléments de l’organisation terroriste Daech, a rapporté, mardi, le média public « Radio Canada ».
Selon ce média, qui citait « plusieurs sources » sans pour autant les préciser, « les personnes en question, qui ont quitté le camp d'al-Roj, situé dans le nord-est de la Syrie, mardi matin, en direction du nord de l'Irak, étaient accompagnées d'enfants dont le nombre exact demeure inconnu ».
Les mêmes sources ont déclaré « s’attendre à ce que ces personnes soient rapatriées au Canada ».
Parmi ces deux Canadiennes, figure « Kimberly Polman, qui a quitté le camp et sa tente a été démontée », précise une source proche du dossier.
Polman, qui a été présentée dans le documentaire : « Le retour : la vie après le groupe armé Daech », avait affirmé qu'elle « s'est retrouvée dans un endroit horrible après avoir été recrutée en ligne par un membre de Daech qui, plus tard, est devenu son mari ».
Pour rappel, le Canada avait souligné qu’il « n'enverra pas d'assistance consulaire » pour rencontrer ces femmes même si un certain nombre d'autres pays occidentaux l'ont fait, invoquant pour expliquer sa position des « motifs de sécurité ».
Réagissant à ces informations, le Premier ministre, Justin Trudeau, s’est dit, mardi, « préoccupé » par les enfants canadiens détenus dans les camps.
Trudeau a toutefois commenté cette situation en déclarant que son gouvernement travaille avec les groupes engagés pour les tenir à l’œil.
De son côté, et à la question de savoir si le gouvernement canadien envisage ou pas de rapatrier ces personnes, le ministre fédéral de la Sécurité publique, Marco Mendicino, a lancé : « Nous sommes toujours soucieux de nous assurer que nous protégeons la sûreté et la sécurité des Canadiens ».
Parmi les pays ayant pris des dispositions pour rapatrier leurs citoyens, dont la présence en Syrie était liée à Daech, mentionnons la France qui a rapatrié, la semaine passée, 40 enfants et 15 femmes, ainsi que l’Australie, dont le gouvernement avait annoncé qu'il se préparait à rapatrier les femmes et les enfants australiens d’éléments de Daech, qui se trouvaient dans des camps de détention.
Le Kazakhstan a, de son côté, rapatrié plus de 600 de ses citoyens, pour la plupart des femmes et des enfants, depuis 2021, alors que la Finlande avait libéré six enfants et deux mères.