Géorgie: les forces de l’ordre dispersent des manifestants devant le Parlement
Les manifestants projetaient de bloquer les accès pour protester contre le refus du gouvernement d'appuyer les amendements à la tenue d'élections générales.
Meher Hajbi
26 Novembre 2019•Mise à jour: 26 Novembre 2019
T bilisi
AA / Tbilissi
Les forces de l’ordre géorgiennes ont dispersé des manifestants rassemblés devant les entrées du Parlement dans la capitale, Tbilissi, pour réclamer des élections générales conformes au système de représentation proportionnelle.
Les manifestants se sont rassemblés, mardi, devant le siège du Parlement géorgien pour protester contre le refus du gouvernement d'appuyer les amendements visant à la tenue d'élections générales conformément au système de représentation proportionnelle.
Les manifestants ont afflué au Parlement géorgien, tard durant la nuit du lundi, dans le but de bloquer la session parlementaire de mardi.
La police est intervenue pour disperser les foules et les éloigner des entrées du bâtiment. Alors que de nombreux protestataires ont été arrêtés, d’autres manifestants se sont retournés vers les portes du parlement et ont poursuivi leurs contestations.
Les manifestants ont indiqué que le gouvernement avait promis de tenir des élections générales, il y a quelques mois, dans le cadre d'un système de représentation proportionnelle, mais qu'il les a déçu le 14 novembre en refusant de soutenir le projet de loi en question.
En juin dernier, Bidzina Ivanishvili, chef du parti “Rêve géorgien”, a annoncé l'aval de son parti pour réformer la loi électorale afin que les élections de 2020 se tiennent dans le cadre d'un système de représentation proportionnelle.
Une position prise à la suite des manifestations populaires, dans la capitale Tbilissi, avec la participation de milliers de Géorgiens, pour réclamer la réforme du système électoral. En effet, l’opposition considère que le système actuel est au service du parti au pouvoir.
Les contestations populaires se sont positionnées contre la participation de la délégation russe, avec à sa tête Sergueï Lavrov, membre du parti communiste au Douma Russe, aux travaux de la 26e session de l'Assemblée générale du Parlement orthodoxe.
Les manifestations se sont rapidement transformées en une véritable colère contre le parti du “Rêve géorgien”.