İdris Sülün
21 Juin 2021•Mise à jour: 21 Juin 2021
AA / Ankara / Idris Sulun
La suppression d'informations considérées comme essentielles pour des médias libres et ouverts est au cœur des critiques visant l’Australie, selon lesquelles le pays est devenu l'une des démocraties les plus secrètes du monde, a rapporté dimanche le site Internet ABC News.
La semaine dernière, un ancien agent des services de renseignements australiens, inscrit au registre du tribunal de Canberra sous le nom de "Témoin K", a été condamné pour son rôle non confirmé de lanceur d'alerte ayant révélé une opération d'espionnage contre le gouvernement du Timor oriental.
Le "Témoin K" a passé les deux jours d'audience dans une boîte faite d'écrans noirs pour cacher son identité. Le public et les médias ont été invités à sortir de la salle d'audience lorsque des preuves confidentielles étaient discutées, soit près de la moitié du temps.
Malgré le manque de transparence des poursuites engagées contre le "Témoin K", il s'agit d'une nette amélioration par rapport au traitement réservé par l'Australie à un autre agent des services de renseignements traduit en justice, le "Témoin J".
Le "Témoin J" a été décrit par les médias comme étant probablement la seule personne dans l'histoire de l'Australie à avoir été jugée, condamnée et emprisonnée en secret. Mais rien n'est clair dans cette affaire.
Comme pour le "Témoin K", il est illégal de révéler l'identité du "Témoin J".
La police australienne a, quant à elle, menacé de porter plainte contre des journalistes qui dévoileraient des allégations de crimes de guerre contre les forces spéciales australiennes en Afghanistan ou des plans permettant à une agence de renseignement d'espionner des citoyens australiens, ajoute ABC News.
*Traduit de l’Anglais par Mourad Belhaj