AA/Bujumbura/ Nzosaba Jean Bosco
Une personne au moins a trouvé la mort dans des affrontements qui ont opposé dans la nuit de mardi à mercredi à Kanyosha (au sud de Bujumbura), des militaires burundais à des hommes armés non identifiés, ont rapporté, mercredi, des témoins oculaires.
"Mardi soir, nous avons entendu des crépitements d'armes et des bruits d'explosion durant environ une heure", a indiqué à Anadolu Innocent Nsabimana, habitant de la localité de Nyabiraba, voisine de Kiyenzi où les affrontements ont eu lieu.
D'autres habitants de cette localité ont affirmé à Anadolu qu'un homme parmi les assailants a été neutralisé par les soldats, d'autres ont déclaré que le nombre de victime serait plus élevé.
De son côté l'armée dit qu'aucune victime n'est à déplorer ni d'un côté ni de l'autre.
"Il s'agit d'aventuriers qui ont tenté d’attaquer une position militaire à Kiyenzi (Kanyosha) et qui ont rapidement été repoussés par les soldats sans faire de victimes", a déclaré à Anadolu le colonel Gaspard Baratuza, porte-parole de l’armée burundaise.
Les témoins ont ajouté que, pris de panique, des habitants de la localité de Kiyenzi ont fui vers la paroisse de la localité voisine de Buhonga.
Ces affrontements surviennent au lendemain de l'assassinat par des inconnus du porte-parole du parti de l'opposition, Union Pour la Démocratie (UPD), Patrice Gahungu, et alors que le pays continue de sombrer dans une spirale de violences et de meurtres.
Chemin sur lequel il s'est engagé depuis le 25 avril 2015, date de l'annonce de la candidature de Pierre Nkurunziza pour un troisième mandat- jugé "inconstitutionnel" par l'opposition, provoquant, ainsi, une grave crise politique et sécuritaire faite de manifestations ponctuées de violences et d'attaques armées perpétrées par des inconnus visant aussi bien les civils que les figures politiques du pays.
Une situation qui s'est soldée par un lourd bilan de plus de 150 morts selon la principale association des droits de l’Homme, APRODH, sans pour autant dissuader le président Nkurunziza de briguer un troisième mandat et d'être réélu le 21 juillet 2015.
Une réelection qui n'a pas mis un terme aux violences qui contineunt de secouer le Burundi. D'ailleurs, Le porte-parole du parti burundais de l’opposition, l'Union pour la Paix et la Démocratie (UPD) ainsi que quatre autres individus non identifiés, ont été tués dans la nuit de lundi à mardi à Bujumbura par des hommes armés, a indiqué à Anadolu, mardi matin, Pierre Nkurikiye, porte-parole adjoint de la police burundaise.