AA - Athènes - Nur Gülsoy
Le Parlement grec s'apprête à voter un deuxième volet du programme de réformes composé des propositions émises aux créanciers pour éviter la faillite de la Grèce.
Le train de réformes comprend notamment le maintien des impôts supplémentaires sur les biens immobiliers jusqu'en 2016, l'arrêt des subventions sur le carburant pour les ménages, et le réajustement de certains impôts.
Pour que la Grèce puisse obtenir le crédit d'environ 86 milliards d'euros promis par les dirigeants de l'Eurogroupe dans le cadre d'un troisième plan de sauvetage de trois ans, le Parlement doit adopter ces réformes avant minuit.
Ces réformes ont opposé les députés de la Syriza [Synaspismós Rizospastikís Aristerás - Coalition de la gauche radicale) au Premier ministre grec Alexis Tsipras.
Le chef de gouvernement a assuré assumer la responsabilité d'un accord difficile, et a appelé ces députés à présenter des propositions s'ils en ont.
"Si certains estiment que c'est une solution alternative que [le ministre allemand des Finances] Wolfgang Schauble usurpe les stocks de billet de la Grèce, qu'ils le déclarent au peuple, et ne se cachent pas derrière ma signature [sur les accords avec les institutions européennes]", a lancé Tsipras.
La porte-parole du gouvernement grec, Olga Geravasili, a fait savoir que les négociations avec les institutions européennes commenceront dès l'adoption du deuxième lot de réformes.