AA / Bagdad / Mouayed al-Tarafi – Adnèn Jassem
Une coalition irakienne chiite a rejeté la candidature de Oussama al-Nujaifi à la présidence du nouveau Parlement, au moment où quatre blocs parlementaires sunnites ont annoncé la mise sur pied de la « Coalition des Forces Nationales », estimant représenter les six provinces sunnites (sur un total de 18 que compte l’Irak).
Le député Abdessalem al-Maliki, de la Coalition de l’Etat de droit conduite par le Premier ministre sortant Nouri al-Maliki a souligné que sa coalition ainsi que plusieurs parties de "l'Alliance Nationale" rejettera la future candidature de Oussama al-Nujaifi, chef de l’Alliance "Tous Unis pour la Réforme", au poste de président du Parlement.
« A chaque phase de la vie politique ses hommes et ses circonstances. Notre expérience antérieure avec l’ancien président du Parlement Oussama al-Nujaifi n'était pas réussie à cause de sa gestion irresponsable de l’Assemblée», a souligné al-Maliki qui a accusé al-Nujaifi de « politiques erronées, de lenteur voire d’entrave délibérée à l’adoption des lois jusqu’à la détérioration sécuritaire constatée dans plusieurs provinces ».
La coalition « Tous Unis pour la Réforme » avait annoncé, plusieurs fois, la «probable candidature» de Oussama al-Nujaifi, en tant qu’unique candidat à la présidence du Parlement.
Talel al-Zawbai, membre de la Coalition «Tous Unis» a appelé, au cours d’un point de presse animé lundi, quatre coalitions et plusieurs députés indépendants à s’unir pour former une alliance baptisée : «Coalition des Forces Nationales», qui sera «le représentant politique des six provinces» sunnites du pays.
Les autres coalitions sont : Fidélité à Anbar, Diyala notre identité et Unis al-Arabiya .
« Cette Alliance exprimera l’aspiration des électeurs à réaliser un véritable partenariat, à atteindre l’équilibre escompté et à satisfaire les droits, l’objectif étant de mettre en place de nouvelles politiques loin de toute marginalisation ou exclusion », a-t-il dit.
Le gouvernement du chiite Nouri al-Maliki est accusé par les forces politiques sunnites ainsi que par plusieurs groupes armés d’appliquer de «politiques sectaires et communautaires », où les Sunnites sont « persécutés et exclus ».
Les dernières législatives irakiennes en date du 28 avril 2014 ont été sanctionnées par la victoire de la liste du Premier ministre sortant, qui avait obtenu à elle seule 96 sièges sur les 328 que compte le Parlement.