AA/Al-Anbar(Irak)/SuleimanAl-Kabissi
Les forces de sécurité irakiennes ont décrété, mardi, un couvre-feu général dans la ville de Ramadi, chef-lieu de la province d’al-Anbar, dans l’ouest du pays, après plusieurs attaques simultanées de l’organisation terroriste EIIL.
«Les forces de sécurité ont décrété un couvre-feu général après de violentes attaques de l'EIIL, menées par les axes nord, sud et ouest sur le centre de la ville», a déclaré à Anadolu le général-major Kadhem al-Fahdaoui , chef de la police de la province d’al-Anbar.
Des combats violents, qui se poursuivaient encore à 12:30 GMT, ont opposé les militaires et les factions alliées au gouvernement aux éléments de l'EIIL, pour tenter de les empêcher d’avancer sur Ramadi, a-t-il indiqué.
La situation à Ramadi est «très critique», a-t-il ajouté, «en l’absence de soutien des forces aériennes des alliés ou des forces gouvernementales irakiennes», précisant toutefois que «les forces de sécurité ont toujours le contrôle de la ville».
De son côté, le colonel Aziz Khalaf Tarmouz, conseiller sécuritaire dans la province d’al-Anbar, a indiqué a que «l'EIIL a mené des attaques sur les régions de Albou Jalib et Tawa, dans le nord de Ramadi, où les combats avec les forces de sécurité se sont soldés par le retrait de ces dernières et la prise de contrôle des deux régions par les membres de l’organisation ».
«L'EIIL a continué à avancer et a coupé l’autoroute internationale reliant Ramadi aux zones nord », a-t-il dit, appelant le premier ministre et le ministre de la défense à «intervenir rapidement pour sauver la ville du contrôle de l'oganisation».