AA/Gaza/Ala Attallah/Hedia Saidi
La Palestine a été bien présente dans les discours des chefs d'Etats et dirigeants arabes, au sommet clôturé dimanche à Charm el-Cheikh, en Egypte. Malgré la gravité des autres crises qui agitent la région, la plupart des chefs d’Etats ont tenu à exprimé leur «soutien», et «la nécessité de contraindre Israël à honorer les accords signés et à respecter la légalité internationale».
Mais les dirigeants arabes se sont distingués par leur différence d’approche. Certains ont discouru abondamment sur le sujet, alors que d’autres ont préféré le survoler.
Anadolu a passé au crible les références à la cause palestinienne dans les discours des dirigeants réunis à ce 26 eme sommet arabe tenu en Egypte les 28 et 29 du mois en cours.
L’Egypte et l’Arabie Saoudite appellent à la reprise des négociations:
Le président égyptien, Abdelfattah al-Sissi, a évoqué la Palestine après avoir parlé de la situation au Yémen, en Syrie, et en Libye. Al Sissi a affirmé que «malgré l’importance des menaces qui pèsent sur la nation arabe, l’intérêt de l’Egypte restera focalisé sur la cause palestinienne, dont l’issue représente l'une des clés de la stabilité dans la région».
Le président égyptien a appelé dans son discours à «la fin de l'occupation israélienne de tous les territoires palestiniens, par le biais de négociations sérieuses et fructueuses».
De son côté, le souverain saoudien Salman bin Abdelaziz a déclaré dans son discours que «la Palestine reste en tête des préoccupations des Etats arabes», soulignant que la position saoudienne demeurera en faveur d’une «paix juste et globale dans la région, pour le droit du peuple palestinien, d’établir un Etat indépendant, avec Jérusalem-Est pour capitale, conformément aux résolutions internationale et à l'initiative de paix arabe de 2002, qui avait été saluée par la communauté internationale, mais ignorée par Israël».
Salman bin Abdelaziz a ajouté qu’il était temps que le «Conseil de Sécurité pèse de tout son poids pour faire adopter l'initiative arabe de paix».
Le Qatar et le Bahreïn s’intéressent à Gaza
L’allocution de l'émir du Qatar, Cheikh Tamim bin Hamad Al Thani, est l’une de celles qui se sont le plus attardées sur la cause palestinienne. L’Emir ne s’est pas contenté de discourir sur la cause palestinienne en général, mais s’est penché particulièrement sur Gaza, l'enclave palestinienne assiégée depuis 2007 par les Israéliens.
L’Emir du Qatar s’est prononcé en faveur d’un «règlement urgent et global de la question palestinienne», préconisant la «solution des deux Etats». Il a rrappelé que «le processus de paix est toujours au point mort depuis 20 ans» et regretté qu’Israël continue d'attaquer le peuple palestinien et la Bande de Gaza».
Le souverain bahreïni Hamad bin Isa Al Khalifa s’est intéressé, lui aussi, à Gaza. Il a affirmé «le droit du peuple palestinien à bâtir un État indépendant avec Jérusalem-Est comme capitale, conformément au droit international et à l'initiative de paix arabe». Mais Al Khalifa a souligné «la nécessité d'arrêter la colonisation» et surtout, de «lever le blocus israélien injuste imposé à Gaza».
Le Yémen solidaire dans la tempête
Le discours du président yéménite Mansour Hadi s’est principalement focalisé sur "la tempête déchaînée" dans son pays. Mais il a néanmoins déclaré que « la cause palestinienne nécessite une attention permanente», la considérant comme la «cause centrale de la nation arabe».
Il a ainsi affirmé : «Nous renouvelons l’expression de notre solidarité absolue avec le peuple palestinien et sa lutte pour rétablir ses droits légitimes et établir un Etat indépendant avec Jérusalem comme capitale».
La Tunisie satisfaite des déclarations d’Obama
Le président tunisien, Beji Caïd Essebsi, a déclaré dans son discours, que les Arabes doivent soutenir davantage la cause palestinienne» appelant la communauté internationale à assumer ses responsabilités pour accélérer la reprise des négociations de paix et mettre fin à l'occupation israélienne des terres palestiniennes».
Caïd Essebsi a également dit «noter avec satisfaction la confirmation de l'administration américaine par la voix du président Barack Obama, de son engagement en faveur de la solution de deux Etats», considérant qu’il s’agit d’une «étape positive vers un Etat indépendant » susceptible d’assurer de «meilleures conditions pour la sécurité et la stabilité de la région».
«La Nation Arabe contre l’ennemi sioniste»
Le président de Djibouti, Ismail Omar Guelleh, a commencé son discours en affirmant que «La cause palestinienne est la première des causes arabes », appelant à «restaurer les droits usurpés du peuple palestinien, pour qu’il puisse établir un Etat indépendant avec Jérusalem-Est pour capitale ». Le président djiboutien a également condamné «les nouvelles colonies israéliennes et la judaïsation d’al Qods».
Le président soudanais Omar Al Bachir a déclaré à son tour, que « l’ennemi sioniste s’oppose aujourd’hui à la solution des deux Etats [palestinien et israélien], tel que stipulé dans l'initiative arabe de paix», revendiquant «l'établissement d'un Etat indépendant et viable sur les frontières de 1967, avec al-Qods comme capitale ». Al Bachir a appellé les Palestiniens à «achever l'unité nationale par la réconciliation globale», exhortant «la nation arabe à fournir plus de soutien à la cause palestinienne».
Deux mots sur la Palestine
L'Emir du Koweit, Cheikh Sabah al Ahmad al-Jaber al-Sabah a appelé rapidement à soutenir la cause palestinienne, et à redoubler d’efforts pour parvenir à une paix juste entre Israéliens et Palestiniens.
Le président irakien, Fouad Massoum a souligné l'importance de la cause palestinienne, la considérant comme une «question centrale pour les Arabes».
Le président mauritanien, Mohamed Ould Abdelaziz, conclura pour sa part son discours en affirmant que «la paix et la sécurité au Moyen-Orient sont tributaires d’un règlement juste du conflit israélo-arabe». Précisant que «ce règlement se base sur les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies», et «garantit les droits des Palestiniens à établir un Etat indépendant avec al Qods comme capitale."
Le président mauritanien a conclut: «Si la communauté internationale ne parvient pas à imposer une paix juste et globale, le Moyen-Orient continuerait à être exposé à la violence et au terrorisme qui menacent la paix mondiale».
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