AA / Nairobi / Yassine Jomaa
Des avions de chasse et tanks kényans ont bombardé, lundi, des camps d’entrainement du groupe al-Shabab en Somalie, selon un responsable gouvernemental somalien et un autre kényan, dans ce qui semble être une riposte à l’attaque contre l’université kényane de Garrisa qui avait fait 151 morts, la semaine dernière, et que le groupe avait revendiqué.
Les raids aériens ont ciblé le village somalien de Gandhoudhaw ainsi que le camp d’al-Shebab situé à l’extérieur du village», a déclaré à Anadolu par téléphone, Cheikh Moussa, responsable gouvernemental local.
Il a ajouté que «le bombardement se poursuit depuis plus d'une heure» et que «les villageois prennent la fuite», sans avancer davantage de détails.
Les camps d’al-Shabab ciblés par l’attaque sont situés près de la frontière kényane.
De leur côté, les habitants du côté kényan de la frontière ont confirmé que des bombardements aériens ont été mené ajoutant qu’ils ont été suivis par des bombardements d’artillerie.
Moallem Salah, responsable gouvernemental au comté de Mandera dans le nord-est du Kénya, a déclaré à Anadolu: «Nous avons vu nos tanks (les tanks kényans) se diriger vers Somalie. Nous avons ensuite entendu des bombardements, non-loin de notre village».
Cette attaque kényane semble répondre à l’attentat qui a fait 151 morts, étudiants pour la plupart, perpétré jeudi dernier contre l’université de Garissa dans le nord-est du Kénya.
Le mouvement al-Shabab avait revendiqué cet assaut, considéré comme le plus sanglant depuis l’attentat contre l’ambassade des Etats Unis au Nairobi en 1998 qui avait fait 231 morts.