Abdel Razek Abdallah
29 Mars 2016•Mise à jour: 30 Mars 2016
AA / Alger / Abderrazek Abdallah
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a appelé, mardi, depuis Alger, à "hâter l’installation" du gouvernement d’union nationale en Libye.
Le ministre français animait, mardi, une conférence de presse conjointe, à Alger, avec son homologue algérien, Ramtane Lamamra.
«Concernant la Libye, nous estimons qu’il n’y a pas d’autre solution à la crise que politique, dès lors que la situation sur place est dangereuse», a, notamment, dit Ayrault.
"La France appuie le gouvernement d’union nationale en Libye et j’ai rencontré au cours de ma récente visite en Tunisie, Fayez al-Sarraj, Chef du gouvernement de consensus qui m’a transmis sa volonté d’installer le gouvernement à Tripoli", a poursuivi Ayrault.
"L’installation de ce gouvernement (d’al-Sarraj) est une question urgente afin de pouvoir établir des liens avec la Libye et apporter notre soutien à la maîtrise du danger terroriste qui menace la région", a-t-il relevé.
"La France et l’Algérie partagent la même vision quant à la résolution de la crise en Libye", a lancé le chef de la diplomatie française.
De son côté, le ministre d’Etat algérien, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, a exprimé le "soutien" de son pays "au processus des Nations Unies pour le règlement de la crise libyenne, à l'intégrité territoriale de ce pays et à l'unité nationale de son peuple".
"Il faut que les Libyens travaillent ensemble et apportent leur contribution pour sortir leur pays de cette situation absolument inacceptable et il s'agit pour les Libyens d'assumer leurs responsabilités et de prendre leur destin en main", a-t-il martelé.
Sur un autre plan, Lamamra, a indiqué que "L'islamophobie est un terroir et un puissant ferment d'extrémisme et il faut à tout prix savoir la décourager".
Il a, dans ce cadre, fait part de la "disponibilité de l'Algérie à travailler avec toute les bonnes volontés en Europe pour lutter contre ce fléau [l'extrémisme]".
L’Algérie, a-t-il précisé, "continuera à lutter contre ce fléau et à faire bénéficier de son expérience tous ceux qui sont en première ligne de la lutte antiterroriste, notamment en Afrique".