AA - Ankara - Nur Asena Gülsoy
Human Rights Watch (HRW), l'organisation internationale non-gouvernementale basée aux Etats-Unis, a révélé, le mardi 13 mai, l'existence de fortes preuves que le régime de Bachar el-Assad aurait utilisé du chlore gazeux lors d'attaques contre trois villages dans le nord de la Syrie en avril.
"Mise à part la prise pour cible de civils, l'utilisation même du chlore gazeux comme arme par la Syrie constitue une violation nette du droit international, a affirmé Nedim Huri, un responsable de la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord de HRW. C'est une raison supplémentaire pour que le Conseil de Sécurité des Nations Unies saisisse la Cour pénale internationale".
Human Rights Watch a dressé ce constat après des entretiens avec des témoins, et le visionnage de vidéos et d'images.
L'organisation a interviewé dix témoins dont cinq professionnels de santé. Ils ont indiqué que l'odeur émanant des bombes à barils, larguées par des hélicoptères, ressemblait à celle de "produits de nettoyage pour la maison". Des médecins ont par ailleurs affirmé avoir observé chez 500 victimes, des symptômes d'intoxication au chlore gazeux.