AA/Irak/Ali Jawad
Un responsable local de la province de Bassora, a annoncé, mercredi, la libération de deux des dix-huit employés turcs enlevés le 2 septembre à Sadr City, dans l’est de Bagdad, et déplacés depuis par des hommes armés non identifiés à Bassora, dans le sud de l’Irak.
Le porte-parole du Conseil de la province de Bassora, Ahmad al-Sliti, a déclaré à Anadolu que «deux des employés turcs enlevés à Bagdad il y a deux semaines ont été libérés près d’un hôpital en construction, au centre de la ville de Bassora» indiquant que les «employés turcs sont en bonne santé».
«Selon les premières déclarations de deux employés, une partie inconnue les a ramenés de loin vers un site appartenant à une entreprise turque où se trouve un hôpital en construction dans la province de Bassora, ils avaient auparavant été habillés en uniformes militaires» a expliqué al-Sliti ajoutant que les deux employés libérés se trouvent actuellement à Bassora, au siège de la société turque qui construit l’hôpital.
Des hommes vêtus d’uniformes militaires avaient enlevé, le 2 septembre au matin, un groupe d’employés turcs incluant 14 ouvriers, trois ingénieurs et un comptable, tous employés par une entreprise turque "Nurol Holding", dans la construction d’un stade de foot, dans Sadr City, une banlieue de Bagdad.
Le ministre turc des Affaires étrangères, Feridun Sinirlioglu, avait affirmé peu après l’incident que l’enlèvement des 18 Turcs dans la capitale irakienne n’est ni le fait de Daech, ni celui du PKK.
Autoproclamé «les escardrons de la mort», le groupe auteur de l’enlèvement a diffusé, vendredi dernier, des photographies des ouvriers enlevés et dicté les conditions de leur libération.
La principale revendication du groupe est que la Turquie «arrête de permettre des opérations d’acheminement du pétrole volé du Kurdistan [District du Nord de l’Irak] à travers son territoire».