AA/Conakry/Boussouriou Bah
Plus de 30 millions d’armes légères et de petits calibres circulent de façon incontrôlée en Afrique subsaharienne, intensifiant l’instabilité sécuritaire, a annoncé à Conakry, le ministre guinéen de la Sécurité et de la Protection civile, Mahmoud Cissé.
«Il y a plus de 875 millions d’armes légères et de petits calibres qui circulent à travers le monde et de façon incontrôlée. L’Afrique subsaharienne en comptabilise plus de 30 millions, tandis que l’Afrique de l’Ouest en compte un peu plus de 8 millions », a détaillé Cissé mercredi soir face à la presse, soulignant que «la circulation de ces armes continue à faire plusieurs victimes dans le monde.»
Pour mettre un terme à cette «propagation anarchique, à l’utilisation inappropriée de ces armes, à la détention illicite et illégale, à leur emploi abusif de façon irresponsable, les Etats membres de la communauté économique des Etats d'Afrique de l’Ouest «Cedeao» se sont concertés en 2006 dans le but de doter les pays de l’organisation, d’une convention sur les armes légères et de petits calibres », selon la même source.
La convention a été mise en application dès 2011 dans les différents pays membres de la Cedeao qui regroupe le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, la Guinée, le Mali, le Niger, le Senegal et le Togo.
Le ministre a, au demeurant, appelé à «prévenir et à éliminer les commerces illicites d’armes classiques mais aussi à empêcher que ces armes soient détournées afin d’éviter les souffrances, de contribuer à la paix, à la sécurité et à la stabilité internationale et régionale.
L'Afrique subsaharienne est secouée par une multiplication des attaques terroristes perpétrées par des groupes armés, à l'instar du groupe nigérian Boko Haram qui sévit au Nigéria, au Cameroun, au Tchad et au Niger, ou encore des rebelles rwandais et ougandais évoluant dans l'Est de la République Démocratique du Congo. S'y ajoutent des groupes armés dans le Nord Mali.