AA/ Bangui/ Constantin Ngoutendji
Sept ex-Séléka ont péri et une vingtaine ont été arrêtés à la suite des affrontements, mardi, dans la ville centrafricaine de Bria (Est), entre forces internationales et ancienne coalition au pouvoir, selon un bilan communiqué par la force onusienne en Centrafrique, la Minusca.
Neuf blessés ont été, en outre, recensés alors "qu'il n'y a pas eu de victimes du côté des forces internationales" selon le communiqué de la Minusca, dont Anadolu a eu copie, jeudi.
Les forces internationales avaient attaqué, mardi, les positions des ex-Séléka installés dans des locaux administratifs à Bria, une opération menée avec l'appui de la Force française Sangaris et se situant, pour la Minusca, «dans le cadre de sa contribution à la restauration de l’autorité de l’Etat sur tout le territoire national et conformément au mandat de protection des civils" avait expliqué la force onusienne dans un communiqué.
«La volonté de reprise de contrôle des bâtiments appartenant à l’Etat s’est heurtée à l’hostilité immédiate du groupe armé, entraînant la riposte déterminée des Forces internationales», a ajouté la Minusca en référence aux frappes aériennes de grande envergure qu’elle a menées pour déloger les miliciens.
Entre 800 et 1200 hommes armés de l'ancienne coalition au pouvoir en 2013 ont élu domicile, ces derniers mois, dans la ville de Bria, selon une source proche de la Minusca qui précise que les bâtiments pris pour cible étaient, entre autres, les résidences du préfet, du sous-préfet, le tribunal, le commissariat.
D’après des témoins, « les ex-combattants ont tous pris la fuite à la suite de cette attaque en se fondant au sein de la population ».
La semaine passée, le général Seleka Arda Hakouma, auto-proclamé "Chef d’Etat-major de la Séléka dans la région militaire du Nord-Est", a nommé de nouvelles autorités communales à Bria et a exigé aux fonctionnaires et agents de l’Etat en service dans la localité de quitter la ville.
Le Premier ministre centrafricain, Mahamat Kamoun, a déclaré pour sa part, mercredi, au terme d'une visite à Bria, que les services publics seront "très rapidement" redéployés dans le chef-lieu de la Haute-Kotto.
Selon un communiqué de presse signé du Conseiller en communication de la Primature, une section de la gendarmerie nationale assure déjà le contrôle effectif des édifices de l’État au dessus desquels flotte à nouveau le drapeau à cinq couleurs de la République Centrafricaine.
Le communiqué ajoute que les officiers de police judiciaire, arrivés à Bria depuis mercredi, ont commencé à auditionner les combattants faits prisonniers et les traduiront bientôt en justice.