Médecins sans frontières a suspendus aujourd’hui ses activités non urgentes en Centrafrique et dans les pays limitrophes après l’attaque contre un hôpital tenue par cette ONG internationale qui a couté la vie à trois de ses employés .Voici une chronologie des incidents ayant eu pour cible les organisations et les agences humanitaires depuis le début de l'année .
• Février 2014 : plusieurs incidents affectant MSF (Médecins sans frontières) à Kabo, au nord du pays à proximité du Tchad dont la réquisition forcée d’un de ses véhicules par un groupe armée identifié comme appartenant à l’ex-Seleka, amènent MSF à réduire ses activités dans la région.
• Mars 2014 : suite à un accrochage entre une patrouille de l’armée française de l’opération Sangaris et des éléments de l’ex-Seleka qui s’était soldé par la mort de quatre personnes, des éléments armés font intrusion dans l’enceinte de la Mission catholique où résident quatre employés centrafricains du CICR (Comité international de la Croix Rouge) dont l’un est abattu.
• 28 avril 2014 : des éléments armés identifiés comme appartenant à l’ex-Seleka, attaquent un hôpital tenu par MSF à Nanga Boguila, à 450 Km au Nord de Bangui, alors qu’une réunion y était organisée avec des responsables locaux. Le bilan s’élève à 16 morts au sein de l’hôpital selon MSF (22 au total durant l’assaut, selon la MISCA), dont trois employés locaux de MSF.
• Le 30 avril 2014, un convoi commun des ONG Première urgence et Aide médical international est arrêté à un barrage tenu par des anti-balakas. Le dernier véhicule a été retenu et son chauffeur et deux manutentionnaires à son bord, identifiés comme des musulmans originaires du quartier KM5, sont abattus.
• Le 1er mai 2014 , un employé musulman du HCR (Haut-commissariat aux réfugiés des Nations unies) est assassiné alors qu’il s’était rendu dans sa maison dans le quartier PK16.