Safwene Grira
28 Septembre 2015•Mise à jour: 28 Septembre 2015
AA/ Bujumbura/ Yvan Rukundo
Au moins un policier a été tué, deux autres blessés, dans l'attaque, très tôt ce lundi, d'une position policière par des inconnus dans la province de Bujumbura, a appris Anadolu de source sécuritaire.
"7 personnes sont arrêtées dans le cadre de l'enquête qui est en cours. Elles sont détenues à Kabezi" dans le Sud de la capitale burundaise Bujumbura, a affirmé la source, sous couvert d'anonymat, alors que le bilan a été confirmé à Anadolu par le porte-parole adjoint de la police burundaise, Pierre Nkurikiye.
"Nous avons entendu des tirs, des explosions qui ont duré au moins trente minutes, la population a alors été prise de panique." a confirmé pour sa part, Ferdinand Nkunzimana, secrétaire communal de Kanyosha, où l'attaque a eu lieu, dans une déclaration à Anadolu.
Cet incident intervient alors que le Burundi compte ses morts suite à des actes de violences sporadiques dans tout le pays, le week-end écoulé.
Un opposant, Désiré Bikorimana, membre du Mouvement pour la solidarité et le développement(MSD) a été tué, dimanche soir, dans la zone de Cibitoke, dans le Nord de la capitale, a appris Anadolu auprès de témoins. Un assassinat confirmé, par ailleurs, par le porte-parole adjoint de la police burundaise à Anadolu, alors que deux corps ligotés avaient été retrouvés, samedi, dans le Nord de la capitale, selon des témoins.
A Ruyigi, dans l'Est du pays, une attaque, dimanche soir, contre le réprésentant local du parti présidentiel, Ernest Niyonzima, s'est soldée par la mort d'un jeune assaillant, a confirmé lundi à Anadolu, Oppi Edouard Mukoko, commissaire provincial de la police.
Quoique son identité soit révélée, les motivations de cet assaillant, ne sont pas connues des autorités burundaises qui ont appelé la population, à travers une déclaration à Anadolu du gouverneur de la province, Abdallah Hassan, à participer au renforcement de la sécurité dans la ville de Ruyigi.
A Ngozi (Nord), commune natale du président Pierre Nkurunziza, un démobilisé (ancien rebelle ayant réintégré la vie civile) a été tué dimanche, ont rapporté des témoins à Anadolu.
Pour les autorités burundaises, toutefois, il ne s'agit là que d'un "cas de règlement de compte", d'origine criminelle, dont les auteurs seront bientôt démasqués et qui n'a rien à voir avec la vague de violence entretenue depuis quelques mois, selon Emmanuel Ndayizeye, administrateur de cette commune, dans une déclaration à Anadolu.
L'opposition et le pouvoir continuent de se rejeter mutuellement la responsabilté de ces actes de violences, quasi-quotidiens. L'élection controversée du Président Pierre Nkurunziza n'a pas réussi à rétablir le calme au Burundi. En ébullition depuis 5 mois, le pays compte, selon des sources humanitaires et politiques, pas moins de 160 morts provoqués par la crise politique et sécuritaire.