AA/ Bagdad/ Aref Youssef- Moayad Attarfi
Les Etats-Unis ont livré de « grandes quantités » d'armes à l'Irak dans le cadre de leur soutien à la guerre contre le « terrorisme », selon un responsable américain qui a avancé, également, que son pays envisage d'envoyer d'autres quantités et d'accélérer la livraison des avions de chasse.
27 grandes caisses d'armes et 5 millions de cartouches pour armes légères ont été livrées, mercredi, selon une déclaration de presse du général « Bill Bender », directeur adjoint du bureau de la coopération sécuritaire relevant de l'ambassade américaine à Bagdad.
Durant les prochains jours, 1300 obus de chars seront livrés, selon la même source.
Lundi prochain, un premier lot de 13 missiles « Hellfire » sera livré sur une totale de 100 missiles programmés pour les deux prochaines semaines, a-t-il ajouté.
En septembre prochain, l'Irak accusera réception du premier des 36 avions de chasse de type F16, contractés avec les Etats-Unis. De même, entre 12 et 24 hélicoptères « Apache » seront livrés ultérieurement.
Sept pilotes de chasse irakiens ont achevé leur session de formation dans l'une des bases militaires américaines, que le général Bender n'a pas citée, et 12 termineront leurs stages l'année prochaine.
Le responsable militaire américain a précisé que les opérations dans la province d'Al-Anbar ont bien progressé, soulignant que l'aide américaine en armement a « donné ses fruits ».
Washington a réduit les délais de livraison des armes à des semaines, au lieu de mois et d'années, a-t-expliqué, puisque l'Irak et les Etats-Unis combattent le même ennemi, à savoir la République Islamique en Irak et au Levant (RIIL).
Depuis, le 21 septembre dernier, de vastes opérations militaires sont entreprises jusqu'aux frontières syriennes et jordaniennes pour chasser les combattants de RIIL, affilié d'Al Qaida.
Le Pentagone a demandé au Congrès, le 26 janvier dernier, d'approuver la vente à l'Irak de 500 missiles de type « hellfire » et du matériel militaires d'une valeur globale de 82 millions de dollars, en expliquant que cela est de nature à renforcer les capacités des forces de sécurité d'un « allié stratégique » dans les opérations qu'il mène contre les éléments d'Al Qaida infiltrés à partir de la Syrie.