AA - Ankara - Şeyma Tahan
Environ 40% seulement des fonds destinés à combattre l'épidémie de la fièvre Ebola en Afrique de l'Ouest, ont été débloqués aux pays concernés.
D'après une étude réalisée par une spécialiste de la santé publique de la New York University, Karen Grepin, sur les 2,9 milliards de dollars promis, seulement près de 40% des fonds ont été payés.
S'appuyant sur les chiffres du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha), l'étude a montré qu'à la fin de l'année dernière, les pays concernés avaient reçu 1,09 milliard de dollars.
"Les retards de versement est dû aux agences sanitaires mondiales qui ont eu du mal à fournir les estimations nécessaires pour lutter contre la propagation du virus" estime Grepin. Ces retards "pourraient avoir contribué à la propagation du virus" explique-t-elle.
Selon l'étude, la Guinée a informé l'Organisation mondiale de la santé (OMS) d'une "épidémie au développement rapide" du virus le 23 mars 2014, mais OMS a décrété la mobilisation mondiale début août 2014 et les premières aides n'ont été disponibles qu'à la mi-octobre.
L'étude a aussi met en evidence qu'il y a une disparité dans les aides fournies due aux relations entre les pays. Par exemple la Guinée a reçu moins d'aides des États-Unis que le Sierra Leone. Les pays francophones ont fourni plus d'aides à la Guinée tandis que le Royaume-Uni a contribué avec plus d'effort en favaur de Sierra Leone pour la lutte d'Ebola.
L'étude a été publiée par le BMJ.
La progression de la maladie, qui a fait environ 9.000 morts en un an, et connaît un net ralentissement depuis plus d'un mois dans les trois pays d'Afrique de l'Ouest qui en constituent l'épicentre (Liberia, Guinée et Sierra Leone).