AA/Conakry/Boussouriou Bah
Le Centre de Traitement des Soignants (CTS) de Conakry, opéré par le Service de Santé des Armées français et dont la vocation est la prise en charge du personnel médical contaminé par le virus Ebola, a fermé, mardi.
Crée le 23 janvier dernier, le centre a, depuis, accueilli 61 patients dont 26 cas d'Ebola confirmés. Sur ces 26 cas, seize ont été guéris, huit ont succombé alors que les deux autres sont toujours hospitalisés.
Une cérémonie a été organisée à l'occasion de la fin de mission du centre.
Le Colonel Pierre-Henri Boutin, médecin et directeur du centre a évoqué, comme cause de cette décision, l'accomplissement de la mission de son équipe rappelant que la mission de ce centre consistait à appuyer a Guinée dans sa lutte Contre Ebola mais aussi de former des officiers guinéens en la matière, un objectif qu'il dit aujourd'hui accompli précisant que 150 personnes ont été formées.
L'ambassadeur de France en Guinée, Bertrand Cochéry, a quant à lui, précisé ‘’si ce centre de traitement ferme ses portes, cela ne veut pas dire que la France suspend son appui à la Guinée dans sa lutte contre l’épidémie Ebola relevant que cette lutte doit se poursuivre".
Sakoba Keita, responsable de la coordination nationale de la lutte contre Ebola s’est, pour sa part réjouit de l’apport de ce centre dans la lutte contre Ebola.
L’annonce de la fin de mission du CTS survient alors que la Guinée continue à enregistrer de nouveaux cas d’Ebola avec 19 cas confirmés durant les derniers jours.
En 18 mois, Ebola a tué près de 2500 personnes en Guinée et plus de 11.000 au total dans les trois pays concernés d'Afrique de l'Ouest,(Sierra Leone, Libéria et Guinée).