Nadia Al Chahed
22 Novembre 2015•Mise à jour: 22 Novembre 2015
AA/Tunis
Une étude conduite par des chercheurs de l'Université de Pennsylvanie aux Etats Unis a montré que lors d'une extinction massive, les espèces les plus petites sont les plus nombreuses à survivre.
L’étude, citée par le site Sciences et Avenir, indique que "Cet effet lilliputien consécutif à une extinction de masse est une théorie qui jusqu'à présent n'avait été étayée que par quelques espèces et faisait l'objet de débats", ajoutant que "les travaux de l'équipe de chercheurs apportent de nouveaux indices allant dans ce sens".
Pour confirmer cette hypothèse les chercheurs ont passé au crible, soit par mesure directe, soit par des travaux bibliographiques, la taille de 1 120 fossiles de poissons âgés de -419 à -323 millions d'années. Une période qui couvre donc l'une des grandes périodes d’extinction qu’a connues la Terre, celle du dévonien, il y a environ 360 millions d'années. Les trois quarts des espèces (dont 97 % des vertébrés) avaient alors été rayées de la surface du globe, précise la même source.
"La plupart des poissons qui peuplaient les océans à l’époque mesuraient au moins un mètre de long", explique, Lauren Sallan, chercheuse à l’Université de Pennsylvanie, et co-auteur de l’étude, ajoutant qu’après l'extinction, la plupart des espèces ne mesuraient plus que "la taille d’une sardine". Et les choses sont restées ainsi pendant 40 millions d’années par la suite, affirment les chercheurs.
s'attelant à trouver des corrélations entre ces facteurs et la diminution de taille constatée des vertébrés pendant cette période d'extinction. Ils n'en ont trouvé aucune. Selon eux, la seule explication possible est la suivante : lors d'une période d'extinction, la sélection naturelle favorise les animaux les plus petits.
En effet, estiment-ils, « les petits poissons, en bas de la chaîne alimentaire, se reproduisent vite et beaucoup, tandis que les gros, à l'abri de la prédation, peuvent s'offrir le luxe d'une natalité plus faible et moins rapide ».
Lorsque les conditions de l'environnement retrouvent leur stabilité, c’est la loi de Cope, mise en place par le paléontologue américain Edward Drinker Cope, qui prend alors le relais, souligne l’article.
Selon cette loi, lorsque les conditions de l'environnement sont optimales, la masse des individus au sein d'un groupe d'espèces tend à s'accroître. dans la mesure où "la sélection naturelle donne alors un avantage aux individus les plus gros tant dans la conquête de partenaires que dans la résistance à la prédation, mais il faut alors plusieurs millions d'années pour que cette sélection progressive fasse émerger de nouveau des géants des mers".