AA – Ankara – Naz Altinsoy
Le pétrole en provenance du gouvernement régional du nord de l’Irak continuera de parvenir en Turquie mais les livraisons peuvent être interrompues, a affirmé le ministre turc de l’Energie Taner Yildiz, lundi à Ankara. Le ministre a indiqué que le "risque" persistera tant que la stabilité ne sera pas atteinte en Irak.
L'organisation de l’Etat islamique en lrak et au Levant (EIIL) a attaqué le consulat turc dans la ville de Mossoul la semaine dernière, prenant 49 citoyens turcs en otage. Yildiz a affirmé que le gouvernement suit de près les événements à Kirkouk et Mossoul.
“Nous n’avons pas d’employés qui travaillent dans des zones dangereuses de l’Irak”, a ajouté le ministre, soulignant que la majorité du personnel de la société anonyme pétrolière turque (TPAO) poursuit son activité dans la région.
"Il est évident que le prix du pétrole augmente sur les marchés mondiaux mais nous nous efforçons de compenser cette augmentation sur le plan interne et ne pas la répercuter sur les consommateurs", a-t-il déclaré.
Le ministre a ajouté que le pétrole de l’Irak du nord, stocké à Ceyhan (Turquie) sera exporté le 22 juin mais que la responsabilité de la Turquie se limitait à l'exportation, précisant qu'Ankara ne conclut pas de contrats de vente avec les acheteurs.
Le pétrole du gouvernement régional kurde dans le Nord de l'Irak, stocké à Ceyhan avait été exporté sur les marchés internationaux le 22 mai. Bagdad a tout de suite déposé une plainte contre la Turquie devant la Chambre internationale de commerce (ICC) pour demander l'arrêt de la vente, tout en avertissant les sociétés pétrolières de ne pas l'acheter.