Esma Ben Said
09 Novembre 2017•Mise à jour: 10 Novembre 2017
AA/Bujumbura/Jean Bosco Nzosoba
Un millier de personnes vivant au Burundi et se réclamant comme étant originaires d’Oman (Moyen-Orient) risquent de devenir apatrides, a déclaré jeudi sur Radio Burundi (Rtnb), Jean Bosco Nduwimana, coordonnateur de l'Office national de protection des réfugiés et apatrides.
Communément appelées «Arabes» au Burundi, ces personnes vivent, pour la plupart d'entre elles, dans le chef-lieu de la province de Rumonge (70 km de Bujumbura vers le sud Burundi) sur le littoral du lac Tanganyika. Ce sont des descendants des commerçants ou d’anciens esclavagistes arrivés d’Asie vers la fin du XIXème siècle.
«Ils vivent au Burundi depuis plusieurs dizaines d'années et se disent Omanais, mais ce pays ne veut pas les accueillir», a-t-il déclaré, précisant qu'ils ont en outre refusé la nationalité burundaise que leur proposait Bujumbura.
D'autre part «les autorités omanaises ont mis sur pied une commission d’enquête sur leur origine et selon ses conclusions, ces personnes ne sont pas originaires de ce pays», a encore déclaré le coordonnateur de l'Office national de protection des réfugiés et apatrides au Burundi.
Refusés par Oman dont ils se réclament originaires, ils risquent donc d’être apatrides. «Avec le HCR (Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés), nous appliquerons sur eux la loi sur les apatrides».
La convention de 1954 sur les apatrides stipule que «tout apatride a, à l'égard du pays où il se trouve, des devoirs qui comportent notamment l'obligation de se conformer aux lois et règlements ainsi qu'aux mesures prises pour le maintien de l'ordre public».