Tarek Mohammed
21 Septembre 2017•Mise à jour: 21 Septembre 2017
AA/ New York
Le Royaume-Uni a réaffirmé, jeudi son rejet du référendum de sécession prévu dans le District du Nord de l’Irak, lundi prochain.
Burt Alistair, secrétaire d'Etat britannique en charge du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord, a déclaré à la presse, au siège de l'ONU à New York :"Londres préfère que le référendum ne soit pas tenu. Nous exhortons à cet égard Erbil et Bagdad à négocier et à dialoguer".
Le responsable britannique a démenti l'existence de menaces militaires contre le District kurde dans le cas où le référendum est tenu, en dépit de l’opposition de plusieurs pays de la région et du monde.
Le référendum, prévu le 25 septembre courant, n’est pas contraignant. Il porte sur un sondage d’opinion auprès des habitants des trois provinces du District qui sont : Erbil, Souleimaniya et Dohuk ainsi que d'autres régions disputées, sur leur volonté de se détacher de l’Irak.
La Turquie, les États-Unis, l'Iran et l'ONU ont exprimé leur refus du référendum, soutenant qu’il est susceptible de déstabiliser davantage la région, et de détourner les efforts déployés dans la lutte contre Daech.
Le gouvernement irakien rejette le référendum, le considère incompatible avec la constitution de 2005 et nuisible aux intérêts politiques, économiques et nationaux des kurdes. A noter que le gouvernement central irakien a menacé d'intervenir militairement si le vote aboutit à des actes de violence.