AA/ Bangui
Au moins une cinquantaine de morts ont été enregistrés depuis lundi, dans des actes de violence entre chrétiens et musulmans, dans la ville de Bambari (Centre-Est) et ses environs, selon des témoins.
Des rapports de presse locale ont fait état "d'éléments anti-balaka incontrôlés" qui se seraient livrés à des actes de violence à l'endroit de la communauté musulmane. La force française Sangaris a, pour sa part, pris position dans la ville dans une tentative de maîtriser le cycle de violence.
Une source proche de la force africaine en Centrafrique (MISCA), jointe par Anadolu, a évoqué "des affrontements orchestrés" entre des groupes armés à majorité chrétienne anti-Balaka et l'ancienne coalition Seleka.
Pour la Seleka, cette explosion de violence est imputée au massacre de 17 Peuls, lundi, par des jeunes armés se réclamant des anti-Balaka. Depuis, un cycle de représailles et de contre-représailles s'est enclenché à Bambari et dans les environs de la ville.
«Les anti-Balaka ont attaqué un village d’éleveurs peuls à sept kilomètres de Bambari sur l’axe Alindao. Ils ont égorgé dix personnes et brûlé sept autres dont trois femmes et quatre enfants. Nous nous sommes rendus sur les lieux avec les Nations-Unies, les Sangaris (forces françaises en Centrafrique) et des ONG pour constater les faits. Pour le moment, nous essayons de calmer la population musulmane pour qu’il n’y ait pas d'autres représailles »,avait indiqué Nedjad Ibrahim, porte-parole de l'Etat-Major de la Seleka, à Anadolu.