AA - Paris - Bilal Muftuoglu
L'ancien président français Nicolas Sarkozy a été interrogé mercredi par le pôle financier du Tribunal de grande instance de Paris dans l'affaire des pénalités qui lui avaient été infligées en raison du dépassement du plafond des dépenses autorisées lors de la présidentielle de 2012, et qui avaient été réglées très vite par son parti.
Après cinq heures d'interrogatoire, le président de l'Union pour un mouvement populaire (UMP - opposition), a été placé sous statut de ''témoin assisté'', qui se situe entre celui de simple témoin et de personne mise en examen.
Sarkozy, présent depuis mercredi matin au siège du pôle financier, risque d'être condamné pour ''abus de confiance'', s'il s'avère coupable d'avoir détourné les ressources de son parti accumulées en 2013 à travers une vaste campagne de récolte de fonds. Les juges soupçonnent Sarkozy de s'être fait rembourser par son parti à hauteur de 400.000 euros. Cette somme est l'équivalent de celle de l'amende dont il aurait du s'acquitter par ses propres moyens, d'après le code électoral français.
Le conseil constitutionnel français avait relevé en 2013 que Sarkozy avait dépassé de 50% le plafond des dépenses autorisées lors de la campagne électorale des présidentielles en 2012 et lui avait alors infligé une amende. L'ancien chef d'Etat français avait de son côté utilisé un chèque du trésorier de l'UMP pour régler cette amende.
Jean-François Copé, ancien président de l'UMP et Catherine Vautrin, ancienne trésorière de l'UMP avaient été mis en examen dans le cadre de cette affaire.