AA/ Washington
Jusqu'à 200 millions de dollars d'aide d'urgence seront octroyés aux trois pays les plus touchés par le virus Ebola, à savoir la Guinée, la Sierra Leone et le Libéria, a annoncé la Banque Mondiale dans un communiqué publié sur son site lundi soir, depuis Washington.
Cette annonce intervient trois jours après l'annonce par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), à Conakry, d'un nouveau plan de riposte commun d’un montant de 100 millions de dollars pour lutter contre l’épidémie Ebola.
"C'est une réponse à un appel à l'aide lancé par les trois pays les plus touchés par l'Ebola mais également par l'Organisation Mondiale de la Santé pour une assistance d'urgence visant à contenir le fléau" a déclaré le Président du Groupe de la Banque Mondiale, Jim Yong Kim, lui-même médecin spécialiste des maladies infectieuses, tel que rapporté par le communiqué.
Le déblocage du montant sera, toutefois, soumis au vote du conseil d'administration de la Banque dont Jim Yong Kim a l'intention de "demander le soutien", précise le communiqué. Ce financement sera ensuite destiné à aider ces pays à résorber l'impact économique de la crise provoquée par le virus, à améliorer des installations médicales et à limiter la propagation de l'épidémie au-delà des frontères des trois pays en question.
“La communauté internationale doit agir rapidement pour endiguer et arrêter l'épidémie de l'Ebola. Je crois que ces nouveaux fonds d'urgence de la Banque Mondiale fourniront une aide nécessaire qui préviendra de nouvelles infections dans des pays voisins classés comme zones à haut-risque.” poursuit Kim, toujours cité par le communiqué de la Banque Mondiale.
Ce sont 887 victimes à avoir succombé, depuis février dernier, à la fièvre hémorragique en Afrique de l'Ouest, selon ce même communiqué. L'épidémie de l'Ebola s'est particulièrement manifestée dans trois pays; la Guinée, la Sierra Leone et le Libéria. Sa récente propagation, toutefois, jusqu’au Nigéria, a attisé les craintes d’une dissémination du virus dans toute l’Afrique. Samedi, le porte-parole de l'OMS, Tarik Jasarevic, avertissait que le virus Ebola pourrait également se propager en Europe.